Communiqué / Publication


La Faculté existera-t-elle encore au 1er janvier 2019?

Réunis en Assemblée Générale le 5 octobre 2018, les personnels de la Faculté des Sciences et Technologies ont été informés par leur directeur que la présidence de l’Université LYON 1 aurait pour projet de faire évoluer ou disparaître leur composante au 1 janvier 2019.

Plusieurs groupes de travail informels ont été mandatés par le président pour rédiger, en lien avec les services juridiques, les statuts de trois futures composantes. Pour autant, aucune voie institutionnelle de dialogue n’a été activée à ce jour.

  • Au cours de cette Assemblée Générale un texte (cf ci-après) a été adopté à l'unanimité  par les personnels présents (environ 200). Cette demande s'adresse au président et au Conseil d'Administration de l'université. 

  • Par ailleurs, en réponse aux demandes des personnels présents lors de l'AG, la direction de la Faculté va organiser rapidement une consultation interne sur la question précise de la ré-organisation interne à Lyon 1 dès le 1 janvier 2019. Cette consultation sera anonyme.


Texte adopté à l’unanimité par l’AG du 5 octobre de la Faculté des Sciences et Technologies

Réunis en Assemblée Générale le 5 octobre 2018, les personnels de la Faculté des Sciences et Technologies ont été informés par leur directeur que la présidence de l’Université LYON 1 aurait pour projet de faire évoluer ou disparaître leur composante au 1 janvier 2019.  Plusieurs groupes de travail informels ont été mandatés par le président pour rédiger, en lien avec les services juridiques, les statuts de trois futures composantes. Pour autant, aucune voie institutionnelle de dialogue n’a été activée à ce jour.

 

Nous rappelons que selon le code de l’éducation, les composantes sont une brique essentielle de la collégialité entre tous les personnels et étudiants. Elles permettent une répartition des compétences au sein de l’établissement et une indépendance dans les choix académiques. Si les composantes des universités ne doivent pas être figées, toute évolution nécessite un large débat et une anticipation dans la mise en oeuvre.

Par ailleurs, nous ne comprenons pas cette précipitation, dans la mesure où l’organisation et le fonctionnement de la future “Université Cible” font l’objet de nombreux questionnements aujourd’hui sans réponses. Nous ne pouvons ignorer le risque de souffrance au travail des personnels inhérent à tout changement conduit sans adhésion des acteurs.



Ainsi, nous demandons au Président Fleury et au Conseil d’Administration de l’Université d’abandonner l’idée d’une mise en oeuvre anticipée en 2019 ; d’une façon générale, nous n’acceptons pas la remise en cause de nos structures actuelles de travail sans qu’un large consensus ne soit atteint sur les objectifs et cibles futurs, validés par les conseils d’administration des cinq établissements concernés par le regroupement.

 

Publié le 10 octobre 2018